Une mesure pour protéger les usagers
Trottinettes électriques, gyropodes, monoroues, hoverboards ou encore vélos électriques sont de plus en plus présents dans les rues de Soissons. Si ces modes de déplacement facilitent la mobilité au quotidien, ils s’accompagnent aussi d’une hausse des accidents.
En France, 345 décès ont été recensés en 2025 lors d’accidents impliquant ce type d’engins. À Soissons également, les interventions des services de secours et des forces de l’ordre ont augmenté ces dernières années, avec 37 interventions des sapeurs-pompiers pour blessures liées aux EDPM ( engins de déplacement personnel motorisés) en 2025, contre 15 en 2023.
Face à cette situation, la Ville souhaite renforcer la prévention et améliorer la sécurité de tous les usagers de l’espace public, qu’ils soient conducteurs d’engins, piétons, cyclistes ou automobilistes.
Casque obligatoire et équipements de visibilité
Par arrêté municipal, le port du casque homologué devient obligatoire pour les conducteurs à partir de 14 ans utilisant :
- les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) : trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, hoverboards
- les vélos électriques et vélos à assistance électrique
Le casque doit être porté et attaché pendant toute la durée du trajet.
En complément, les règles déjà prévues par le Code de la route restent en vigueur :
- port d’équipements rétro-réfléchissants la nuit ou en cas de faible visibilité
- gilet de haute visibilité obligatoire dans ces situations.
Des règles rappelées pour une circulation plus sûre
L’arrêté rappelle également plusieurs interdictions prévues par le Code de la route, notamment :
- circuler sans assurance
- rouler à deux sur une trottinette
- dépasser 25 km/h
- circuler sur les trottoirs
- conduire sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants
- transporter un passager sans équipement adapté.
Une démarche de prévention
Cette mesure s’inscrit dans une volonté de mieux partager l’espace public et de limiter les comportements dangereux signalés par les habitants, notamment en centre-ville.
Le non-respect de cet arrêté municipal pourra entraîner une amende pouvant atteindre 150 €.